Puel serait mis sous tutelle
Claude Puel sera toujours l'entraîneur de l'Olympique Lyonnais la saison prochaine.
Mais le coach devrait perdre les pleins pouvoirs en matière de recrutement.
L'ancien technicien lillois paierait là un recrutement offensif insuffisant
et une philosophie de jeu en décalage avec les ambitions du club.
Ces deux dernières saisons, l'Olympique Lyonnais
avait changé d'entraîneur à l'intersaison.
Ce ne devrait pas être le cas cet été : titre ou pas titre,
Claude Puel sera toujours l'entraîneur de l'Olympique Lyonnais en 2009-10, affirme L'Equipe ce vendredi.
Mais l'entraîneur des Gones n'aura plus les mains entièrement libres sur le marché des transferts.
Signataire d'un contrat de quatre ans assorti de prérogatives élargies de manager général,
Claude Puel ne fera pas mieux que son prédécesseur :
Alain Perrin avait remporté deux titres (le Championnat et la Coupe de France),
l'ancien entraîneur du LOSC n'en enlèvera qu'un, au maximum.
L'été dernier, l'Olympique Lyonnais a misé de grosses sommes sur des joueurs en devenir
(Pjanic 7,5 millions d'euros, Ederson 15 millions d'euros) et négligé le recrutement d'un buteur expérimenté, susceptible d'épauler et de soulager Karim Benzema mieux que l'inconstant Fred, parti depuis.
Le recrutement se fera désormais entièrement à trois avec le président Jean-Michel Aulas et son conseiller Bernard Lacombe. Ces deux derniers reprocheraient à Puel d'avoir refusé le buteur du Genoa, Diego Milito l'été dernier et l'attaquant de l'Inter Milan, Hernan Crespo cet hiver. En filigrane de ces reproches, concrets, pointe une critique à propos de la philosophie technico-tactique de Claude Puel.
Trop défensive, trop frileuse, celle-ci s'accorde mal avec les ambitions du club, soucieux de proposer un jeu séduisant afin de gagner en popularité. Cela passe par une épopée en Ligue des Champions.
Pour s'en donner les moyens, la direction rhodanienne serait disposée à faire quelques folies cet été
en attirant des joueurs de calibre «européen» .
Un latéral gauche de métier susceptible de doubler le poste de Fabio Grosso, un défenseur central
(si Cris ou Bodmer s'en vont), un ou deux milieux de terrain (selon la décision de Juninho)
et deux attaquants (un avant-centre chevronné et un joueur de couloir)
figureraient sur la liste de commissions de l'OL.
Peu habitué à se voir ainsi dicter sa conduite, l'ancien technicien monégasque devra se faire à cette nouvelle donne. De quoi éprouver son sens politique et démontrer sa capacité d'adaptation…



